I / Présentation

 

Nom / pseudo : Sandra Mézière

 

Comment avez-vous commencé à écrire ?

Je me suis très tôt plongée, perdue, évadée, dans la lecture (dès l’école primaire) et l’écriture,  et mon rêve a toujours été d’être romancière. J’écrivais déjà petite (journal intime ou petites histoires), puis ensuite ce furent les concours de nouvelles puis mes différents blogs à partir de 2003 dont le premier, Inthemoodforcinema.com, existe toujours (j’y racontais les festivals de cinéma auxquels j’assistais, déjà, dès le début, sous forme de récits) et enfin les romans.

 

Travail à côté ou  Entièrement dévoué.e à l’écriture ?

En réalité dévouée à l’écriture mais sous différentes formes : articles sur mes 8 blogs (5 sur le cinéma et  3 sur  le tourisme),  articles de commandes, piges sur internet ou dans la presse, nouvelles et romans.

 

Dernières publications :

-  L’amor dans l’âme : roman publié par les Editions du 38, à la frontière des genres, histoire d’amour et énigme « policière », et plongée dans l’univers du Festival de Cannes qui tient lieu de cadre à l’intrigue.

- Les illusions parallèles : recueil de 16 nouvelles publié par Les Editions du 38, 16 histoires de rencontres « comme au cinéma ».

 

Reliriez-vous votre premier roman :

C’est tellement vieux que je pense qu’il faudrait mener de longues investigations pour retrouver ce texte et je ne suis pas persuadée qu’elles me mèneraient jusqu’à celui-ci…et je suis encore moins persuadée qu’il serait digne d’être relu. : )

II / L’écriture au quotidien

Dans l’idéal, j’aimerais écrire au bord de la mer, dans un lieu imaginaire qui serait une sorte de mélange entre la Normandie et une île grecque, et j’alternerais ainsi entre écriture et promenades pour rêver et réfléchir à mes intrigues et personnages. Dans la réalité, j’écris au calme, ce qui est déjà un luxe. En tout cas, il n’y a pas de journée sans écriture. C’est une vraie drogue qui m’est vitale…

 

Réalité :

J’ai tendance à me laisser entraîner par des  intrigues à multiples ramifications et personnages, ce qui fait que bien souvent le planning que je m’évertue à fixer est intenable…

Votre partie préférée (début, rencontre, milieu, scène sensuelle/d’action, fin)

J’adore arriver vers la fin parce que quand je suis au début d’un texte, cela me semble  être un périple jalonné d’embûches que je crains toujours de ne pas parvenir à surmonter. Mais, à la fin, il y a toujours une sorte de jubilation de voir qu’un univers a été créé par un « simple » assemblage de mots, de constater que les personnages et l’intrigue se tiennent, qu’ils nous guident presque, comme s’ils étaient autonomes. Il s’agit alors de ciseler le dénouement et d’embellir ce qui précède. J’aime aussi beaucoup travailler les dialogues et les scènes de rencontres, cet instant où le destin de deux personnages bascule…

 

Votre technique de relecture/correction :

J’aime bien laisser le texte de côté et y revenir un mois après car, bien souvent, quand on connaît trop un texte d’énormes erreurs, oublis et fautes nous échappent. Et là aussi, le calme est impératif.

 

III / Anecdote liée à l’écriture

Ce qui me marque le plus ce sont toujours les rencontres inattendues et souvent enrichissantes lors de séances de dédicaces et la plus marquante fut peut-être celle qui a eu lieu en septembre 2018, pendant le Festival du Cinéma Américain de Deauville. C’est là, dans ce festival, qu’a commencé il y a plus de vingt ans ma longue histoire avec les festivals de cinéma alors c’était très émouvant pour moi de dédicacer à cet endroit, d’autant plus cinématographique que la dédicace a eu lieu à l’hôtel Normandy qui est le cadre d’une des nouvelles du recueil que je dédicaçais mais aussi du célèbre film de Lelouch « Un homme et une femme ». C’était comme une danse enivrante entre la réalité et la fiction.

Et puis, il y avait là des connaissances, des amis m’ont aussi fait la surprise de venir, il y a eu de beaux moments d’échanges avec des lecteurs et une magnifique rencontre avec la libraire de Deauville, Caroline Kuntz, de la librairie « Jusqu’aux lueurs de l’aube », qui était partenaire de la rencontre, un beau personnage de roman… Tout cela a fait de ce moment quelque chose d’un peu irréel… mais ce qui me marque aussi plus généralement, ce sont les échanges et les liens qui se tissent avec certains lecteurs. Mon roman parle aussi de deuil et du fait de ce sujet très intime, j’ai noué des échanges devenus au fil du temps de précieuses amitiés.