I / Présentation

 

 Nom / pseudo : Flore Valier

 Comment avez-vous commencé à écrire ? J’étais en primaire. Quand j’avais fini mes exercices avant les autres, j’écrivais pour passer le temps. C’était l’histoire d’un frère et d’une sœur, il leur arrivait plein d’aventures (fête d’anniversaire, chasse au trésor, voyage en voilier (ou fusée ? je ne suis plus sûre), etc.). Quand mon cahier A4 de 96 pages a été terminé, j’ai arrêté.

Du lycée à l’université, j’ai ensuite écrit des poèmes en anglais, une centaine en tout. Lors de mon année de maîtrise, un de mes textes a été publié dans une anthologie qui s’appelait (et s’appelle sans doute toujours d’ailleurs) Grub Street. J’ai peut-être rêvé un temps de devenir parolière de chansons, mais en entrant dans la vie active, j’ai finalement opté pour une carrière plus sûre et par la même occasion arrêté la poésie.

Quelques années plus tard, je lisais beaucoup de SFFF et je me suis lancée dans une histoire fantasy avec des sœurs jumelles qui vivaient sur des planètes jumelles. À cette époque, je me suis mis en tête de suivre une formation dans l’édition, et là, l’une des choses que j’ai retenues, c’est que les chances d’être publié pour un auteur inconnu sont minimes et qu’on m’a déconseillé de tenter l’aventure. Sur le moment, ça m’a dissuadée de persister dans cette voie, donc j’ai arrêté (Eh oui, encore). Mais en fait, pas très longtemps, parce qu’en réalité, très souvent, quand on me dit que je ne devrais pas ou simplement que je ne peux pas faire quelque chose, j’ai l’irrésistible envie de démontrer que c’est faux. Je crois que je suis plus déterminée (ou têtue, ou butée, je laisse les autres juger) qu’on ne pourrait le penser au premier abord.

C’est à ce moment-là que j’ai découvert l’univers des forums d’écriture et celui des appels à textes, j’en ai tenté un, mon texte a été retenu. C’était peut-être un simple coup de chance, mais ça m’a donné envie de persévérer, alors j’ai continué d’écrire et je n’ai jamais arrêté depuis.

Je ne suis pas autrice à plein temps. À l’heure actuelle (mais ça peut éventuellement changer), je suis ce que j’appellerais une « serial slasheuse », c’est-à-dire que je cumule plusieurs métiers liés à l’univers du livre, je suis notamment éditrice, lectrice, correctrice, rewriter et traductrice. En fait, je m’occupe plus souvent d’aider les autres à peaufiner leurs textes que d’écrire les miens, mais je trouve les deux aussi passionnants.

 

Dernières publications :

Falling For You, romance contemporaine aux éditions Addictives (disponible en numérique, à venir en papier)

 

Reliriez-vous votre premier roman / première nouvelle ?

Oui, j’ai dans l’idée (quand j’aurai le temps) de tenter de publier à nouveau mes deux premiers romans (plus disponibles actuellement), donc il va me falloir les relire et très certainement les retravailler en profondeur si je veux mener à bien ce projet.

 

II / L’écriture au quotidien

 Décrivez-nous comment vous aimeriez écrire (rythme, journée type…)

Dans l’idéal, je pense que j’aimerais écrire au moins 1 heure par jour, et on va dire une demi-journée le weekend.

L’idée d’une retraite d’écriture me tenterait bien, louer une maison au bord de la mer (avec connexion Internet, nécessaire pour les recherches, et non, je ne suis pas du tout accro/dépendante !) et passer des journées à écrire.

Le planning de ma journée d’écriture idéale pourrait être :

8 h - 8 h 30 : se tenir au courant de l’actualité du monde de l’édition (= glandouiller sur les réseaux sociaux) et répondre à mes mails

8 h 30 - 11h 30 : écriture

Pause/détente…

13 h 30 – 17 h 30 : écriture

Et après, tout le reste… et je me rends compte que ce ne doit pas être très original ;).

Je suis en général plus efficace le matin, donc le soir, ce serait plus pour me reposer, m’amuser et en fait emmagasiner plein de sources d’inspiration.

Il me faudrait un endroit calme et dédié à l’écriture, ce dont je ne dispose malheureusement pas vraiment pour le moment même pour le travail. Après, il me faut en fait juste mon ordi.

 

Et la réalité… :

La principale de mes difficultés est, comme beaucoup, le manque de temps. Pour l’instant, je fais passer mes autres métiers avant et ils sont très chronophages, donc mes heures consacrées à l’écriture sont souvent dépendantes de la charge de travail qu’on me confie par ailleurs.

Je suis le genre de personne à avoir plein, beaucoup, même carrément énormément d’idées, donc c’est parfois difficile de se consacrer à une seule et de me dire que je dois aller jusqu’au bout de celle-là avant de débuter autre chose.

Je suis aussi assez perfectionniste, peut-être même trop pointilleuse, donc c’est difficile pour moi de mettre un point final à un texte, de ne pas être tentée de le relire encore et encore.

 

Votre partie préférée

Si on parle uniquement de romance, ma partie préférée se situe vers la fin du roman, c’est le moment où les héros se sont découverts (ou redécouverts) et qu’ils sentent que derrière leur attirance réciproque se cache davantage. J’appellerais ça le moment du déclic, celui où les héros se demandent « Et si ce "nous" qu’on est en train de construire pouvait se conjuguer au futur », celui où ils envisagent un avenir commun parce qu’ils ne peuvent plus imaginer vivre séparés l’un de l’autre.

 

Votre technique de relecture/correction

J’aime bien imprimer mon texte et l’annoter, ça me permet de prendre du recul, même s’il est parfois laborieux de tout recopier par la suite.

En fait, le plus précieux à cette étape, c’est l’avis des bêtas-lecteurs, ça permet d’avoir une autre vision du texte et de rigoler parfois (si votre bêta-lectrice est une blagueuse notamment)…

 

III / Anecdote liée à l’écriture

 En 2011, je me suis inscrite pour la première fois à un forum d’écriture, je me suis intégrée à la communauté. En 2012, j’ai participé à un premier challenge d’écriture, c’est-à-dire que j’avais un « fil » sur lequel je tenais au courant la communauté des avancées de l’écriture de mon roman (avec plein de zombies !) et chaque projet pouvait être parrainé. L’une de mes marraines de l’époque est devenue bien plus que ça avec les années, ma bêta-lectrice entre autres. Et l’un des épisodes qui m’a marquée, c’est quand j’ai reçu sa première bêta-lecture sur un roman entier. Je me suis dit « Comme quoi, le retour des autres (surtout quand il s’agit d’une critique bienveillante, honnête, mais aussi exigeante) sur ses écrits, il n’y a rien de mieux pour évoluer et progresser ».

On dit souvent qu’écrire est une activité solitaire. C’est vrai, personne d’autre ne va le faire pour vous, mais de mon point de vue, les autres sont très importants pour réussir à le faire de façon satisfaisante. Ils peuvent être des sources d’inspiration, un soutien, mais aussi, plus rarement, des personnes dont les conseils sont précieux et qui vous permettent de vous remettre en question et de vous améliorer. Bref, cet épisode est le premier d’une longue série qui m’a démontré que je ne pouvais pas me contenter d’écrire toute seule dans mon coin.