I / Présentation

 

Nom / pseudo : Christine Machureau, rêveuse, et voyageuse

 

Comment avez-vous commencé à écrire ?

Un matin, devant mon ordinateur. Je me suis arrêtée 800 pages plus tard.

 

Entièrement dévoué.e à l’écriture

 

Dernières publications

 

Deux tomes sur la préhistoire, la saga Éool : La Révolte, La Malédiction d’Amarok.

La Femme d’un Dieu. Roman historique.

 

Reliriez-vous votre premier roman / première nouvelle ?

Absolument. Avec toujours cette impression que c’est une autre qui l’a écrit…

 

II / L’écriture au quotidien

 

Décrivez-nous comment vous aimeriez écrire :

Non pas comme j’aimerai écrire, mais comme j’écris.

Avec un ordinateur, sur un bureau le moins possible encombré. Le matin vers 7h, jusque 10h30 environ (c’est plus souvent jusque midi) Relecture l’après-midi et documentation sur un autre bureau, uniquement dédié à la doc.

 

Réalité :

La réalité, c’est mon roman, le reste n’est que fioritures. Les obstacles sont ceux de tous les écrivains c’est-à-dire les nécessités de l’existence… Courses, toilette, ménage, enfin des trucs cons qui ne servent pas à grand-chose. Je sais que je dois écrire tous les jours, comme un ouvrier, un tâcheron. Jamais de problème avec la page blanche. D’ailleurs une page blanche qu’est ce que c’est ? Ma page est pleine dès lors que je me lève. J’ai rêvé mon histoire.

NB : Je sais toujours, à 5 ou 6 pages près, combien mon roman va faire de pages. Mes chapitres ont toujours la même longueur. Pour moi, l’écriture s’apparente plus à une discipline qu’à une aventure lyrique débridée. Certains « font » du yoga, de la gym, de la course. Moi, j’écris. C’est tout.

 

Votre partie préférée :

Le point final. C’est un soulagement. Ma mémoire, mon mental vont pouvoir souffler (parfois jusqu’à trois jours…) J’ai souvenance d’un écrivain américain de la belle époque, 19° siècle, qui postait son manuscrit un matin à son éditeur. Il partait travailler (assurer l’alimentaire) et le lendemain au lever du jour, il taillait ses crayons et commençait la première page de son nouveau roman. Pour moi, c’est un peu cela. J’ai le titre en tête. Il est sur ma première page. Le sujet, toujours un peu costaud, invite au préambule que je rédige de suite afin que le lecteur sache à quoi s’attendre. Cela me permet aussi de ne pas m’étendre hors sujet. La première scène doit marquer les esprits, happer le lecteur dès la première page…

 

Votre technique de relecture/correction :

Lire et relire, tous les jours ce que vous avez écrit la veille ou le matin. Être drastiquement intolérant sur les adverbes, les répétitions, les mots trop ordinaires, l’orthographe, la musique des mots, des phrases, qui doit être harmonieuse. Ne pas hésiter à forcer le tempo. Faire du dense et du cohérent en accord avec ma nature profonde. Être vrai, sinon cela ne passe pas.

 

III / Anecdote liée à l’écriture

:

Ce qui me marque ce sont les émotions. La lettre d’un lecteur ou d’une lectrice, quelqu’un qui me reconnaît dans la rue et s’identifie à mes héros. Ils sont parfois encore plus fous que moi mes lecteurs ! Les moments aussi où je m’aperçois que ma fiction rejoint une réalité non découverte et pourtant bien vivante… Comme lorsque « Clara » rencontre à Toulouse le grand’père de Michel de Nostredame tout nouvellement converti… Comme lorsque je découvre que Jacques Cœur venait réellement à Toulouse tous les ans, comment il avait connaissance d’un cartographe portugais d’origine vénitienne, qui ferait découvrir l’Amérique à son gendre en devenir : Christophe Colomb… Comment en suis-je arrivée là ? Je ne sais pas.