I / Présentation

 

Nom / pseudo : Bernard AFFLATET

 

Comment avez-vous commencé à écrire ?

J’ai débuté il y a fort longtemps (!) aux alentours de 1988 et jusqu’en 2008, pour des textes de chansons (j’étais auteur-compositeur-interprète à cette époque). Puis j’ai écrit mon premier roman en 2010, suite à un voyage à Bergen (la première capitale historique de la Norvège). Un coup de foudre. Je me suis dit : en rentrant en France, j’en fais un roman. Ce fut Mitania ! Il a été édité une première fois en 2012, puis par une seconde maison d’édition en 2014, et par une troisième en 2017. Mitania a été traduit en norvégien.

 

¨ Travail à côté

¨ Entièrement dévoué.e à l’écriture

 

Dernières publications :

SF / Anticipation / Aventure : MITANIA (Éditions du 38)

Thriller / Polar / Fantastique : CAVERNE, Les Disparus du Val (Éditions du 38)

SF / Anticipation / Aventure : CHRONIQUES AMASIENNES T1 & T2 (Éditions du 38 – parution 2018)

 

Reliriez-vous votre premier roman / première nouvelle ?

Oui et non ! Oui, je l’ai déjà fait 2 fois, car il fallait le reprendre pour le rééditer. Non, s’il me fallait juste le lire, car je le connais par cœur et le plaisir ici ne serait pas au rendez-vous !

 

II / L’écriture au quotidien

 

J’écris dès le matin, jusqu’au soir en général. J’ai noté que plus la journée avance, plus j’ai l’inspiration. Selon les jours, je peux écrire entre 3 et 10 pages / jour. Ce n’est pas très productif, car je relis en permanence chaque paragraphe pour le tourner d’une façon que je juge satisfaisante.

Pour ce qui est de la mise en route d’un roman, elle se fait un an à l’avance. Je dois d’abord créer l’ensemble dans mon esprit ; le « voir ». J’ai travaillé dans le cinéma, peut-être est-ce pour cela que je construis mes récits comme des films. J’essaie d’écrire d’une façon très « visuelle ». Le plus souvent, je profite du moment qui précède l’endormissement pour reprendre mentalement la totalité du récit jusqu’au moment où je me suis arrêté la veille… Bon, ce processus a ses limites : je m’endors ! C’est ma façon à moi de compter les moutons ! Je ne prends pas de notes, jusqu’au jour où je me décide à démarrer l’écriture. Il s’écoule de 4 à 6 mois pour boucler le texte, puis un an de relecture, de modifications, etc (voir ci-dessous).

 

J’aimerais surtout avoir quelqu’un qui se charge des recherches, documentation… Je considère que, outre le fait que ce soit chronophage, c’est aussi une « perte d’énergie » pour l’écriture.

Lorsque l’on est prêt, que l’on se sent d’attaque pour noircir des pages, il y a toujours un souci de documentation qui vient chambouler la journée d’écriture ! On perd beaucoup de temps et on finit par se fatiguer et perdre le fil, l’élan, l’énergie de départ. Ensuite, le travail (celui qui remplit le portefeuille !) est prioritaire et peut perturber une journée d’écriture. Enfin, j’en suis à mon 3è roman, et j’ai noté qu’en ce qui me concerne, enchaîner les journées d’écriture sur plusieurs semaines n’est pas une bonne chose. Je suis plus productif, certes, mais au détriment de la qualité. J’ai besoin de laisser mon esprit revoir les scènes (toujours le cinéma !) pour les améliorer, apporter des idées nouvelles…

 

La scène de découverte ! Lorsqu’un personnage se rend compte de quelque chose d’inattendu, le moment où je dévoile l’un des nœuds du roman, une révélation...

Le début / préparation de l’intrigue. Un peu à la Jules Verne ! Il faut tout préparer pour partir en voyage découvrir une contrée mystérieuse ! Je n’écris pas exactement ce genre d’aventures, mais je tente de préparer mentalement le lecteur à accepter la suite du récit.

 

Je relis plusieurs fois chaque phrase, paragraphe et chapitre. Je relis le roman entier. Je le passe au logiciel correcteur, puis au logiciel anti-répétition. Je le fais lire à un ou plusieurs bêta-lecteurs. Je le transmets à la correctrice de ma maison d’édition. J’inspecte ses remarques, fais les modifications, lui transmets une seconde fois l’ouvrage, refais la même chose, le lui transmets une 3è fois et revois encore le roman. En général, la 4è relecture est la bonne. Je donne le roman à l’éditrice qui procède à une énième correction globale et à la mise en page.

 

III / Anecdote liée à l’écriture

Lorsque l’un de mes bêta-lecteurs m’a dit avoir eu les larmes aux yeux en lisant un passage crucial de mon dernier roman.

Puis, les compliments de mon épouse, que je garderai pour moi ;-)  

http://www.bernardafflatet.com/